Ventes Privées

28 mars 2017

Les magasins Mim c'est fini

La fin programmée en Mai


Le tribunal de commerce de Bobigny a signé aujourd'hui l'arrêt de mort de la chaîne de magasin à petits prix, Mim. Placée en redressement judiciaire depuis un an, le tribunal a accepté l'offre de reprise de Tally Weijl, une société de prêt à porter féminin suisse inconnue en France associée à Etam. Les repreneurs ne conserveront que 71 magasins sur 240 (69 pour Weijl et 2 pour Etam) et 300 salariés sur 1200. Il y en a forcement 1 qui fermera à côté de chez vous.

Au delà de cette tragédie sociale (encore une), cet échec est symptomatique de l'état d'esprit des dirigeants français des grandes enseignes, incapables de mesurer les changements de comportements des consommateurs...Pas de vision à long terme et une gestion d'un autre temps. La crise de 2008 n'a fait qu'accentuer le phénomène...la liste des morts risque de s'allonger...Aujourd'hui Mim, demain Tati, puis les marques du groupe Vivarte...San Marina, Pataugas, CosmoParis, Caroll, Kokai, Chevigon, Naf Naf, La Halle, Besson...Ces dernières étaient pourtant des fleurons français dans les années 80/90 mais elles n'ont pas su s'adapter aux évolutions et surtout à l'arrivée de la Fast Fashion...concept de renouvellement rapide des collections, sans compter qu'elles ont raté le virage numérique.

De réelles erreurs stratégiques ont, donc, été commises. Quand on privilégie la logique financière aux désirs des clientes, pas étonnant que cela mène à l'échec. Les collections Mim étaient devenues trop chères pour une enseigne « petits prix », avec un niveau de qualité et des finitions qui n'étaient pas au rendez vous et des collections qui ne collaient pas aux tendances.

Aujourd'hui les enseignes qui dominent le marché français sont étrangères...espagnoles ou venues du nord de l'Europe. Zara, H&M, le groupe Bestsellers (Vero Moda, Only, Jack and Jones etc...) mais aussi Primark qui compte bien s'attaquer sérieusement au marché Français. Ces différents groupes misent sur un renouvellement rapide des collections, en collant le plus possible aux tendances du marché avec des prix ajustés. (Produites dans des pays à très bas couts dans les conditions que l'on connait désormais).
Personne n'a vu arriver le succès du groupe Bestsellers qui s’appuie essentiellement sur les communautés. Sans publicité il a fait des réseaux sociaux une véritable place de tendances et colle ainsi aux souhaits de ses clientes. 
La révolution numérique est en marche et ceux qui continueront à regarder passer les trains sont condamnés.
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